Bien sûr, la qualité de vie au travail peut être perçue par l’entreprise comme l’occasion de montrer sa préoccupation en matière de responsabilité sociale. Plus fondamentalement, elle constitue l’opportunité d’apporter aux salariés des conditions de travail qui leur permettent de se réaliser, dans leur intérêt comme dans celui de leur entreprise.

En effet, l’accord national interprofessionnel du 19 juin 2013 le dit lui-même : la qualité de vie au travail « vise d’abord le travail, les conditions de travail et la possibilité qu’elles ouvrent ou non de faire du bon travail dans une bonne ambiance, dans le cadre de son organisation ».

La qualité de vie au travail suppose donc la Qualité de Travail. Et par la Qualité de travail, on ne vise pas le simple confort. Comme le dit le philosophe Michel Autier, « le confort n’est effectivement pas le sujet. La vraie question est celle de l’intérêt du travail et donc du confort intérieur. Si l’entreprise veille à ce que chacun trouve du sens dans son activité et renforce son identité personnelle, le risque de mal-être est écarté ».

Au fond, ainsi que le directeur de la chaire de psychologie du travail du CNAM, Yves Clot, l’énonce : « l’enjeu, ce n’est pas la qualité de la vie au travail, mais la qualité du travail tout court ».