Comment une entreprise peut-elle être compétitive avec des salariés désengagés ? Et comment un salarié peut-il avoir envie de s’engager dans son travail si celui-ci ne fait pas sens, et qu’il n’y a aucun bénéfice visible à en tirer ?

Au-delà de sa gestion comptable, stratégique et financière, le levier essentiel de la compétitivité de l’entreprise réside ainsi dans sa capacité à susciter et à préserver  chez ses équipes l’envie de s’engager pour elle et son projet. Cela suppose de satisfaire leurs aspirations matérielles et de mettre à leur disposition les ressources nécessaires à leur travail, qu’il s’agisse d’outils ou de matériel, de relations et de coopérations, ou encore d’un support du management ou de l’organisation.

L’engagement suppose également qu’un sens soit donné au travail à travers l’expression d’une vraie vision d’entreprise, mais aussi via la possibilité d’y mettre de soi et de s’y retrouver, d’en être fier, et enfin de le voir reconnu, par son management, par ses pairs et par ses clients.

En clair, comme on peut le lire dans le remarquable ouvrage d’Isaac Getz et de Brian M. Carney, « Liberté et Cie », « accordez aux salariés un contrôle réel sur leur travail, cessez de dire comment faire leur boulot, et le stress baissera. L’absentéisme diminuera, les coûts cachés diminueront aussi. L’engagement augmentera. »