La motivation renvoie à la perspective d’un bénéfice à tirer de l’accomplissement d’une tâche. Par exemple, et de manière très terre-à-terre, la motivation d’un salarié peut reposer sur des récompenses offertes par l’entreprise (rémunération, voiture, signes distinctifs de puissance…) et liées à l’atteinte des objectifs qu’elle lui a fixés. Mais, la motivation est aussi à trouver dans la possibilité qui lui est laissée de puiser dans son travail une véritable fierté, car celui-ci serait reconnu comme de qualité et le sien propre, par ses pairs, sa hiérarchie et ses clients.

Pour comprendre la motivation et l’auto-motivation, l’ouvrage d’Isaac Getz et Brian M. Carney, « Liberté et Cie » est tout indiqué : « quand on traite les gens avec considération, qu’on leur accorde le soutien nécessaire à leur développement et à leur auto-direction, ils se motivent eux-mêmes et prennent des initiatives, lesquelles entraînent à leur tour une amélioration de leurs résultats et un accroissement de leur bien-être personnel. A l’inverse, quand l’environnement exerce un contrôle sur les gens et les empêche de satisfaire leurs besoins universels, la motivation passe sous contrôle extérieur et ils ne font que ce pour quoi ils sont récompensés ou sanctionnés ».

Rien de tel, donc, que l’auto-motivation et l’idée que la meilleure des motivations est celle que la personne va pouvoir trouver par elle-même dans son travail. Elle suppose cependant une organisation et un système managérial soutenants, qui dotent  les salariés des ressources nécessaires en termes d’outils, de qualité du collectif ou encore de latitude.