Pas de compétitivité sans capacité d’innovation, sans agilité, sans adaptabilité, sans qualité ou sans engagement. Or, tous ces atouts ne peuvent éclore et s’exprimer que si les conditions de réalisation du travail le permettent. Quand ce n’est pas le cas, risques psychosociaux, coûts cachés, perte de compétences et de savoirs et climat social dégradé, entre autres, s’y substitueront.

Un constat évident ? Un groupe de consultants (APRAT) le rappelait pourtant utilement dans « Le Monde de l’Economie » du 20 janvier 2013 à la suite de la publication du rapport Gallois sur le sujet. Ils faisaient part d’une évolution du monde de l’entreprise marquée par « un sentiment de perte de sens laissant de moins en moins de place à l’initiative des salariés. Or, on sait que les marges de manœuvre dans le travail constituent une condition de la performance (…) Une dégradation de la qualité des interactions entre les différents maillons de la chaîne de production de valeur (…) De même sous la pression cumulée des délais et des objectifs, la qualité des coordinations internes au sein des collectifs de travail a tendance à se dégrader (…) Les organisations de travail ne favorisent pas suffisamment la transmission vers les jeunes par tutorat et échanges de pratiques ».